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Cinéma : Les hommes libres

4 commentaires
Cinéma : Les hommes libres

Afin de préparer la projection du film Les hommes libres, je vous suggère d’aller consulter un autre article, à lire en complément de celui posté par Eric Fricot le 13 octobre 2011 (« Les hommes libres », l’histoire oubliée des Algériens occupés). Cet article (Benjamin Stora [le conseiller historique du film] répond aux critiques des « hommes libres ») vous permettra d’avoir un aperçu du débat qu’a soulevé ce film. Ce sera pour vous l’occasion d’approfondir le travail commencé ensemble sur les relations entre mémoire et histoire, et de commencer à réfléchir sur une thématique que nous aborderons plus tard dans l’année : le rapport entre histoire et fiction.  

Voilà quelques éléments pour vous accompagner dans cette démarche préparatoire à la projection du film. Vous êtes invitez à lire ces quelques lignes avant la séance du 8 novembre. J’attends ensuite de vous qu’après avoir vu le film, vous réagissiez en vous exprimant – sur ces thèmes ou d’autres, en relation avec le film – par l’intermédiaire de commentaires, afin que nous échangions sur nos visions du film. Si vous souhaitez dès à présent faire des remarques ou poser des questions, n’hésitez pas à poster des commentaires !   

Histoire & mémoire : les apports et les limites du film

Une des questions qui se posent est celle de la faiblesse des sources sur lesquelles repose le film : seulement quelques témoignages. Cela renvoie au débat sur la fragilité des sources orales, dont l’utilisation est aujourd’hui reconnue par la quasi-totalité de la communauté des historiens, mais qui ne cessent de soulever des questions et qui doivent être interprétées, comme toutes les sources, avec de grandes précautions par les historiens.

Selon-vous, que peuvent apporter les témoignages à l’écriture de l’histoire ? Qu’est-ce que le témoin peut transmettre qui ne se retrouve dans aucune autre source ?

Benjamin Stora estime qu’il y avait autour de 100 000 Algériens à Paris sous l’Occupation. Or, un des constats que fait Ismaël Ferroukhi [réalisateur] dans un entretien, c’est que cette communauté maghrébine n’apparaît pas dans les films sur l’occupation. Le film Les hommes libres participe donc à un processus de réhabilitation. « J’ai fait un travail de mémoire », déclare le réalisateur. Nous sommes donc dans le contexte d’une mémoire émergente, où se superposent enjeux mémoriels et enjeux historiques.

Actuellement, une autre mémoire qui est en voie de réhabilitation est celle du rôle joué par les réfugiés républicains espagnols dans la Résistance française. Pouvez-vous citer d’autres mémoires qui ont commencé à émerger récemment (le cinéma étant un facteur important dans la construction des mémoires collectives, pensez notamment aux films sortis dans les salles ces dernières années) ?  

Histoire & fiction : au-delà de la question de la véracité historique

« Toute la complexité des situations est gommée au profit d’un récit édifiant » (Le Monde, 27/09/2011)

Que pensez-vous de cette critique adressée au film ?

Quel est, selon vous, le rôle d’un « film historique » ? A quoi vous attendez-vous lorsque vous regardez une fiction qui a pour toile de fond un évènement historique ?

Pourquoi faire une fiction pour traiter d’un évènement historique, plutôt qu’un documentaire ? Pour argumenter votre réflexion, vous pouvez vous appuyez sur la comparaison entre le film Les hommes libres et ces quelques documents d’archives vidéo de l’INA (http://www.ina.fr/video/I11270708/grande-mosquee.fr.html) ?

  1. Elodie dit:

    J’ai beaucoup aimé ce film, c’était très instructif, très bien réalisé.

  2. Amandine Ponchet dit:

    C’est un film que j’ai beaucoup apprécié ! L’histoire est passionnante et très éducative pour nous les jeunes, en effet, en entrant dans la salle de cinéma je pensais voir un film des plus banal or c’est un très beau film qui raconte la solidarité de la Mosquée de Paris qui délivrée des faux papiers pour les juifs et les résistants durant la 2GM. De plus j’ai été envoûté par cette musique arabo-andalouse qui est très présente dans le film.
    A voir absolument !

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