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Les oubliés du monument aux morts (3)

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Les oubliés du monument aux morts (3)

Odet Georges Louis Joseph VERGOIGNAN, né le 17 juillet 1871 au Houga (Gers), fils de Joseph Léo, chef de bataillon en retraite (décédé en 1882), et de Jeanne Marie Rosalie d’Aydie, rentière.

Elève au lycée Duruy en 1882 et 1883.

Entre dans la Marine en 1889 – Aspirant le 5 octobre 1892, port de Rochefort- Au 1er janvier 1894, sur le croiseur « Tage », Escadre de Méditerranée – Enseigne de vaisseau le 2 février 1895 – Au 1er janvier 1897 sur la canonnière « Aspic », Division navale de la Cochinchine – Au 1er janvier 1899, sur le cuirassé « Dévastation », Escadre du Nord.

Au 1er janvier 1900, en instruction à l’École des Officiers torpilleurs à Toulon – Officier breveté Torpilleur – En 1901, sur le contre-torpilleur « Casabianca », Défense mobile de Tunisie – Au 1er janvier 1902, port de Rochefort- Lieutenant de vaisseau le 1er avril 1902 – Au 1er janvier 1903, en service à terre en Tunisie, Adjoint à l’Officier chargé de la Défense fixe – Au 1er janvier 1904, idem, Adjoint à l’Officier chargé de la Défense fixe de Tunisie – Au 1er janvier 1906, port de Rochefort.

Chevalier de la Légion d’Honneur (décembre 1907) – Au 1er janvier 1908, sur le croiseur cuirassé « Marseillaise », Escadre du Nord – Le 7 octobre 1908, Commandant le Service central de la Flottille de torpilleurs de l’Océan Indien à Madagascar (à Diego Suarez) – Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé garde-côtes « Bouvines », station des torpilleurs de Cherbourg- Le 5 novembre 1911, Commandant le contre-torpilleur « Escopette », Station des torpilleurs de Dunkerque – Le 1er octobre 1913, Chargé du Service central des sous-marins de Calais-Dunkerque, rattaché à la 2ème escadrille de la 2ème Escadre légère.

Il était chevalier également chevalier de l’ordre royal du Cambodge.

D’avril 1915 à février 1917, Commandant le « Carquois », 2e Escadre légère.

Par décision ministérielle du 8 mai 1916 (JO du 23 mai 1916), il a reçu la citation suivante à l’ordre du Corps d’armée : »S’est lancé à toute vitesse dans un champ de mines pour porter secours au chef d’escadrille qui venait de toucher une mine et l’a heureusement ramené au port. »

Le 13 mars 1917, Capitaine de frégate affecté à la 6e escadrille de dragueurs de la Mer du Nord, il disparaît au large de Calais (Pas-de-Calais) avec le patrouilleur auxiliaire, le chalutier « Elisabeth » qui saute sur une mine posée sur le barrage 236 mis en place quelques jours plus tôt par le sous-marin allemand UB 12 (OL Ernst Steindorff). Les manœuvres de dragage venaient de commencer et une mine venait d’être aperçue en surface à une vingtaine de mètres de ce bâtiment lorsqu’il fut détruit par l’explosion d’un deuxième engin encore immergé.

Le capitaine de frégate Vergoignan qui se trouvait sur la passerelle fut tué sur le coup et disparut avec le navire (position de l’épave 51°01,0419′ N, 1° 51,9298′ E).

Il est cité à l’ordre de l’Armée navale :  » Tué à bord d’un des bâtiments placés sous ses ordres par l’explosion d’une mine allemande, au cours d’une opération de dragage particulièrement délicate qu’il avait tenu, avec son entrain et son ardeur habituels, à diriger personnellement. Déjà cité à l’ordre du jour du corps d’armée le 8 mai 1916. »

En mémoire de cet officier, le nom de Commandant Vergoignan était ensuite donné à un patrouilleur auxiliaire de la station de St Pierre et Miquelon de 1917 à 1919.

Jugement déclaratif de décès rendu le 20 novembre 1917 à Cherbourg, et transcrit dans cette commune le 14 décembre suivant. Figure sur le monument aux morts de Nogaro (Gers) et sur les plaques commémoratives des anciens élèves du lycée Poincaré à Nancy.

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